Banque Cantolae
20 mai 2026
25.4179 Motion Regard sur la session

Davantage d’indépendance dans l’estimation des coûts de la réglementation

Numéro: 25.4179
Dernière mise à jour:  20 mai 2026

Motion Regazzi
Au Conseil national le lundi 1er juin 2026

25.4179 Motion
Nous recommandons d’accepter l’objet.

Position des Banques Cantonales

Les Banques Cantonales sont favorables à la motion visant à modifier la loi sur l’allégement des coûts de la réglementation pour les entreprises (LACRE), qui demande que l’estimation des coûts de la réglementation relève désormais du SECO plutôt que des unités responsables de l’administration fédérale, comme c’est le cas actuellement. Le SECO fournit d’ores et déjà à ces unités les bases méthodologiques et les instruments nécessaires aux analyses d’impact de la réglementation (AIR); il possède donc l’expertise requise. Dissocier l’estimation des coûts de la réglementation de l’instance chargée de la réglementation permet d’éviter les conflits d’objectifs tout en améliorant l’uniformité et la comparabilité de cette estimation. L’Union suisse des arts et métiers estime que les coûts de la réglementation atteignent au total près de 80 milliards de francs par an. Face à cette charge importante, des «étiquettes de prix» fiables sont essentielles pour la réglementation.

Explications relatives à l’objet 

25.4179 Motion Regazzi

La motion demande que la LACRE soit modifiée de sorte que l’estimation des coûts de la réglementation ne relève plus des unités responsables de l’administration fédérale, mais du DEFR ou du SECO. L’objectif est que cette estimation s’effectue de manière plus indépendante et plus cohérente, car la pratique actuelle favorise les conflits d’objectifs. Sur le fond, la motion s’appuie sur l’obligation inscrite dans la LACRE d’analyser les coûts de la réglementation à un stade précoce du processus législatif et de les présenter dans les messages et les rapports destinés à la consultation.

État d’avancement de l’objet

Lors de la session d’hiver 2025, le Conseil des États s’est penché sur la motion et l’a adoptée à 29 voix contre 10 (et une abstention). L’objet doit désormais être traité par le Conseil national.